Marsac (Creuse) : 6 chiens saisis pour malnutrition et défaut de soins dans un élevage non déclaré
Le 11 mai 2026, à Marsac (23, Creuse), six chiens ont été retirés au sein d’un élevage non déclaré, à la suite d’une intervention faisant état de graves défauts de soins, malgré des mises en demeure préalables de la DDPP.
Les animaux, 2 cane corso et 4 dobermans, âgés entre 1 an et 9 ans, ont été confiés au refuge membre de la Confédération Nationale Défense de l’Animal, l’APA du Puy-de-Dôme (refuge de Gerzat).
Des chiens maintenus sans soins adaptés
L’intervention des forces de l’ordre fait suite à des préoccupations persistantes sur leur état corporel et leur prise en charge, la situation n’ayant pas été corrigée malgré les injonctions administratives. Les chiens vivaient en box, deux par deux.
Les constats sanitaires concernant les carences de soins sont sans équivoque.
Les constats réalisés ont notamment mis en évidence l’absence de prise en charge vétérinaire adaptée pour certains animaux.
Un Cane Corso atteint d’une tumeur non prise en charge
Parmi les chiens retirés, un Cane Corso présentait un état de santé particulièrement préoccupant. Très amaigri, il souffrait d’une tumeur qui n’avait fait l’objet d’aucune prise en charge vétérinaire.
Son état de maigreur ne peut donc pas être attribué uniquement à un manque d’alimentation : il était notamment lié à cette pathologie restée sans diagnostic ni traitement.
Pris en charge par le refuge, le chien a depuis été opéré. Malgré l’intervention et les soins prodigués, il récupère encore difficilement du poids.
L’absence de diagnostic et de traitement d’une affection aussi importante illustre un défaut de soins susceptible d’entraîner une dégradation durable de l’état de santé et du bien-être de l’animal.
L’obligation de soins ne se limite pas à nourrir ou héberger un animal. Elle implique également de lui assurer une prise en charge vétérinaire adaptée lorsque son état de santé le nécessite, afin de prévenir toute souffrance évitable.
Mesure de retrait définitif et dépôt de plainte
Les chiens ont vocation à demeurer durablement pris en charge par la structure qui les accueille.
Une plainte a été déposée conjointement par Défense de l’Animal et son association membre APA du Puy-de-Dôme.
La date d’audience n’est pas encore connue.
Une prise en charge lourde pour les refuges
Accueillir des chiens de grand gabarit, parfois fragilisés, nécessite une mobilisation immédiate : examens vétérinaires, interventions chirurgicales lorsque cela est nécessaire, traitements, alimentation adaptée, surveillance de l’état général, remise en condition, puis travail de réhabilitation avant toute perspective d’adoption.
Les refuges assument, une fois de plus, les conséquences directes de détentions défaillantes. Et cette prise en charge a un coût.




