65 chats entassés dans un appartement des Hautes-Pyrénées
Le 6 juillet 2026, une importante opération de protection animale a été menée dans les Hautes-Pyrénées, sous la coordination de la Direction départementale de la protection des populations (DDPP).
65 chats vivaient entassés dans un appartement où la situation était devenue incontrôlable. Le détenteur des animaux, qui recueillait des chats errants, s’était progressivement retrouvé dépassé par leur nombre et n’était plus en mesure de leur assurer des conditions de vie, un suivi vétérinaire et des soins adaptés. En l’absence de suivi vétérinaire, de stérilisation et de soins adaptés, le nombre de félins au sein du foyer n’a cessé d’augmenter.
Une intervention d’envergure
Face à l’état des lieux, l’ensemble des intervenants a dû porter des combinaisons de protection en raison des odeurs particulièrement fortes qui régnaient dans le logement.
Des animaux dans un état sanitaire très préoccupant
À leur prise en charge, de nombreux chats présentaient un état de santé alarmant.
Les équipes des refuges ont notamment constaté :
- une maigreur extrême (cachexie) ;
- une infestation importante de parasites ;
- des pertes de poils étendues sur le corps et parfois sur le visage ;
- plusieurs cas de gale auriculaire.
Leur comportement témoignait également des conditions dans lesquelles ils avaient vécu : la majorité des animaux étaient extrêmement craintifs, certains se montrant agressifs sous l’effet du stress.
Malgré les soins prodigués dès leur arrivée dans les refuges, cinq chats, dont un très jeune chaton qui avait nécessité un biberonnage, n’ont malheureusement pas pu être sauvés.
Les animaux pris en charge au sein des refuges membres de la CNDA
Afin d’assurer leur prise en charge, les chats ont été répartis entre plusieurs structures adhérentes de la Confédération Défense de l’Animal :
Plusieurs animaux ont également été pris en charge par le refuge de Céret.
Les chats sont actuellement placés sous réquisition judiciaire. Ils ne sont donc pas encore proposés à l’adoption dans l’attente des suites de la procédure.
Une procédure judiciaire en cours
Les faits reprochés au détenteur concernent notamment l’abandon volontaire d’animaux domestiques, des défauts de soins, ainsi que des mauvais traitements.
Les associations accueillant les animaux se sont constituées parties civiles dans cette procédure. À ce jour, la date du procès n’est pas connue. La Confédération Nationale Défense de l’Animal demandera au tribunal de prononcer, entre autres, à l’encontre du détenteur, une interdiction de détenir des animaux.
Merci à la DDPP pour son intervention, aux refuges ayant accepté de prendre en charge les animaux, malgré une période particulièrement chargée, et au Parc animalier Sud Gironde pour leur aide à la capture et au transport.
Chaque intervention judiciaire mobilise des moyens humains, logistiques et vétérinaires considérables. Après le sauvetage, les animaux doivent être soignés, nourris, identifiés, parfois hospitalisés, puis accompagnés jusqu’à leur rétablissement.
Grâce à la mobilisation de notre réseau de refuges, ces 65 chats ont pu être mis à l’abri. D’autres animaux attendent encore d’être secourus.
