Empoisonnement de deux bergers allemands : la Confédération Nationale Défense de l’Animal dépose plainte pour actes de cruauté

Le 14 janvier 2026, deux chiens de race berger allemand ont été retrouvés agonisants au domicile de leur propriétaire, en Côte d’Or. Malgré les soins entrepris en urgence, les deux animaux sont décédés après de longues heures de souffrance.
Dans son jardin, la propriétaire a découvert plusieurs boulettes de viande hachée mélangée à de la mort-aux-rats, caractérisée par des grains bleus, laissant peu de doute sur l’origine intentionnelle de l’empoisonnement.
Un mode opératoire particulièrement cruel
L’empoisonnement d’un animal domestique ne constitue pas une simple atteinte à la vie d’un animal. Lorsqu’il provoque une agonie prolongée et des souffrances aiguës, il relève juridiquement de la qualification la plus grave prévue par le code pénal.
En l’espèce, le mode opératoire retenu, l’ingestion de substances toxiques volontairement provoquée, a entraîné une détresse intense des animaux avant leur décès. Ces éléments caractérisent des actes de cruauté, tels que définis et réprimés par l’article 521-1 du code pénal.
L’article 521-1 : une répression pénale adaptée à la gravité des faits
L’article 521-1 du code pénal vise les comportements impliquant des sévices graves ou des actes de cruauté infligeant à un animal des douleurs et entraînant généralement sa mort.
Contrairement à la contravention d’atteinte volontaire à la vie d’un animal, cette qualification pénale sanctionne les faits les plus graves, marqués par une brutalité particulière et une intention manifeste de faire souffrir.
Au regard des éléments constatés, les faits dénoncés relèvent pleinement de ce cadre juridique.
Constitution de partie civile et engagement pour la protection animale
Face à la gravité de ces faits, la Confédération Nationale Défense de l’Animal, réseau regroupant près de 300 associations et refuges indépendants, a décidé de déposer plainte contre X et de se constituer partie civile.
Nous mettons tout en œuvre pour que ces actes ne restent pas impunis et rappelons que les violences les plus graves envers les animaux constituent des infractions pénales à part entière, appelant une réponse judiciaire ferme.
