Élevage clandestin à Bayons : 18 chiens saisis

Le 6 mars 2026, à Bayons, dix-huit chiens sont saisis dans un élevage clandestin : 11 chiens-loups et 7 border collie, âgés de 4 mois à 5 ans au moment du sauvetage.
Derrière les murs : des chiens privés de lumière
Certains chiens vivaient enfermés dans des cages sombres,avec peu de lumière. L’un des chiens-loups était attaché sur un balcon minuscule, un espace trop étroit pour se mouvoir.
À l’arrivée des autorités, plusieurs chiens sont décrits comme très craintifs.
Récidive et mépris de décision de justice
La saisie a été ordonnée dans le cadre d’une procédure dépendant du tribunal judiciaire de Digne-les-Bains.
Les infractions reprochées sont graves et structurées autour d’un point central : la récidive et le mépris d’une décision de justice. Il est notamment question de :
- détention d’animaux malgré une interdiction judiciaire,
- exercice d’une activité professionnelle malgré interdiction judiciaire,
Les mis en cause avaient déjà été condamnés en 2023 pour des faits liés à des animaux (abandon, négligence et maltraitance), une condamnation assortie d’une interdiction de détention et d’une interdiction d’exercer une activité professionnelle en lien avec les animaux.
Une prise en charge au sein des associations membres de Défense de l’Animal
Les 18 chiens ont été répartis et pris en charge par plusieurs associations adhérentes de la Confédération Nationale Défense de l’Animal (CNDA) :
- SPA d’Arles et Vallée des Baux,
- ASDA Montélimar,
- SPA Les Amandiers,
- SOS Animaux – Refuge de l’Espérance.
La CNDA se porte partie civile aux côtés de ses associations impliquées dans l’accueil des animaux.
Une réponse pénale ferme prononcée par le Tribunal
Initialement fixée au 12 mai 2026, l’audience a été reportée au 2 juin 2026 , à l’issue de laquelle le tribunal de Digne-les-Bains a prononcé plusieurs mesures fortes à l’encontre des prévenus :
- confiscation des animaux encore présents à leur domicile au jour de l’audience, sans possibilité de recours pour récupérer les animaux ;
- confiscation définitive des chiens déjà saisis lors de l’intervention ;
- interdiction d’exercer toute activité professionnelle en lien avec des animaux ;
- peines d’emprisonnement sous bracelet électronique : 12 mois pour Monsieur et 10 mois pour Madame.
La CNDA se félicite de cette décision, qui sanctionne fermement les faits et renforce la prévention de toute récidive.






