Cette chienne Beagle a été battue à mort à seulement 8 mois – la CNDA se porte partie civile

15ᵉ arrondissement de Paris, mai 2021.
Les forces de l’ordre interviennent à la suite de signalements répétés de personnes alertant sur des violences exercées sur une chienne par son propriétaire. Plusieurs témoins -des voisins- indiquent l’avoir vu et entendu lui porter de nombreux coups, tandis qu’elle hurlait de douleur.
À leur arrivée, les policiers découvrent la chienne de race beagle, inerte, attachée à des barreaux aux abords d’un parking souterrain, la gueule ensanglantée.
Elle est immédiatement transportée chez un vétérinaire, qui confirmera son décès.
Un long et douloureux calvaire
Selon les témoignages recueillis, la jeune chienne d’âgée de seulement huit mois était laissée jour et nuit sur un balcon et régulièrement rouée de coups.
La scène ayant conduit à sa mise à mort a même été enregistrée par un voisin.
Le rapport d’autopsie conclut à un décès consécutif à des lésions traumatiques cérébrales et pulmonaires très récentes, compatibles avec des traumatismes induits par des coups portés à main nue.
Cédée contre bons soins sur Leboncoin
Cette chienne avait été cédée à son détenteur quelques semaines plus tôt par le biais de la plateforme de petites annonces en ligne Leboncoin.
Ce drame illustre une nouvelle fois les dérives liées à la cession d’animaux sans contrôle préalable, et renforce la nécessité d’un encadrement strict de ces pratiques.
La CNDA appelle Leboncoin à mettre fin aux dons et ventes d’animaux contre bons soins non contrôlées et à un renforcement des dispositifs de prévention du trafic et des maltraitances.
Le jugement
Le prévenu a été condamné par le tribunal correctionnel de Paris à deux ans d’emprisonnement pour sévices graves sur un animal domestique, ayant entraîné sa mort. Il a également fait l’objet d’une interdiction définitive de détenir un animal.
Il a fait appel de cette décision. La cour a donc réexaminé l’affaire lors d’une nouvelle audience qui s’est tenue le 16 janvier 2026 ; le délibéré est attendu le 27 février prochain.
La Confédération Nationale Défense de l’Animal s’est constituée partie civile dans cette affaire et poursuivra son engagement afin que les faits de cruauté commis à l’encontre des animaux soient pleinement reconnus et sanctionnés par la justice.
Nous vous tiendrons au courant du délibéré.
