6 chiots retrouvés enterrés vivants dont 4 décédés : La Confédération Nationale Défense de l’Animal demande qu’une expertise médico-légale soit réalisée.

Charmensac (15), le 17 novembre 2025.

Le refuge de Brioude, membre de la Confédération Nationale Défense de l’Animal, est sollicité par la gendarmerie de Massiac afin d’accueillir deux chiots (un mâle et une femelle) de 15 jours retrouvés enterrés vivants. 4 autres chiots étaient à leurs côtés, malheureusement décédés. 

Les chiots n’étant pas encore sevrés, l’association a immédiatement organisé leur transfert en famille d’accueil, afin d’assurer le biberonnage et les soins nécessaires. Le petit mâle a cependant dû être euthanasié le lendemain, en raison d’un traumatisme crânien sévère, probablement consécutif à un coup violent. Athena, la petite femelle, a quant à elle été équipée d’une attelle pour soigner une fracture du fémur. 

Nous remercions la famille d’accueil qui assure les soins quotidiens jusqu’à ce jour et les déplacements à la clinique. L’intégralité des frais vétérinaires étant, bien évidemment, pris en charge par le refuge.  

La Confédération Nationale Défense de l’Animal a déposé plainte pour actes de cruauté envers un animal domestique et demande qu’une expertise médico-légale soit réalisée

Les blessures des animaux, constatées par le vétérinaire, caractérisent des actes de cruauté manifeste. 

Au-delà de l’horreur de cette affaire, l’enjeu est majeur : seule une expertise médico-légale vétérinaire permettra d’objectiver les lésions, de dater les violences subies et d’établir un lien de causalité certain entre les actes perpétrés et l’état des animaux.

Comme en médecine humaine, la médecine légale vétérinaire devient un outil scientifique indispensable dans les procédures judiciaires. 

Cette discipline, encore récente en France, connaît un développement significatif. Elle fournit aux enquêteurs, aux officiers de police judiciaire et aux magistrats des éléments techniques fiables, renforçant la solidité des procédures et facilitant la qualification pénale des faits.

Ce dépôt de plainte de la Confédération vise donc à solliciter la réalisation d’un examen médico-légal, pour :

– Établir les circonstances exactes du décès des chiots,

– Rechercher et prélever tout élément de preuve (traces de violences, projectiles, ADN, etc.) susceptible d’identifier l’auteur ou les auteurs des faits.

La généralisation de ces expertises : un progrès pour la justice

Ces expertises médico-légales permettent de traiter les violences infligées aux animaux avec le même sérieux méthodologique que celles commises sur les personnes, en s’appuyant sur des protocoles rigoureux, fondés sur la preuve. Pour Athena, comme pour toutes les victimes animales, cette étape tend à se généraliser pour que la responsabilité des auteurs soit pleinement établie et sanctionnée.

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